Crédit d'impôt pour personnes handicapées : démence et maladie d'Alzheimer : ce que les familles doivent savoir

La démence et la maladie d'Alzheimer comptent parmi les pathologies les plus courantes que nous rencontrons dans les demandes de crédit d'impôt pour personnes handicapées (DTC) — et parmi celles qui sont le plus souvent négligées. De nombreuses familles passent des années à s’occuper d’un proche atteint de démence sans jamais demander le crédit d’impôt pour personnes handicapées, souvent parce qu’elles pensent que ce crédit est réservé aux handicaps physiques, ou parce que la procédure de demande leur semble trop complexe à gérer parallèlement à leurs responsabilités d’aidants.

En réalité, la démence et la maladie d’Alzheimer sont généralement admissibles au CFI dans la catégorie des fonctions mentales — et ce crédit peut être réclamé rétroactivement jusqu’à 10 ans en arrière, y compris après le décès de la personne.

Pourquoi la démence donne droit au CFI

La catégorie « fonctions mentales » de l’ARC couvre la capacité à exercer les fonctions mentales nécessaires à la vie quotidienne, notamment la mémoire, la résolution de problèmes, la définition d’objectifs, le jugement et le fonctionnement adaptatif. La démence et la maladie d’Alzheimer entraînent une détérioration progressive dans tous ces domaines. À mesure que la maladie progresse, la personne devient incapable de gérer ses propres finances, ses médicaments, son emploi du temps quotidien ou ses soins personnels — ce qui correspond à la définition de la « restriction marquée » donnée par l’ARC.

Il est essentiel que le formulaire T2201 décrive l’impact fonctionnel de la maladie — et non pas simplement le diagnostic. Un formulaire indiquant simplement que « le patient est atteint de la maladie d’Alzheimer » est insuffisant. Le formulaire doit décrire précisément en quoi l’affection limite la capacité du patient à exercer les fonctions mentales énumérées ci-dessus, et confirmer que cette limitation est présente au moins 90 % du temps malgré un traitement approprié.

Quand la période d’admissibilité commence-t-elle ?

Pour la démence et la maladie d’Alzheimer, la période d’admissibilité commence généralement lorsque la pathologie évolue au point d’entraîner une restriction marquée — et non au moment du diagnostic initial. Une démence à un stade précoce peut ne pas encore atteindre ce seuil, tandis qu’une démence modérée à sévère l’atteint presque toujours. Un neurologue, un gériatre ou un médecin de famille ayant suivi le patient au fil du temps est le mieux placé pour déterminer à quel moment cette limitation marquée a commencé.

Cette distinction revêt une importance considérable pour les demandes rétroactives. Si une personne a reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer en 2018 mais n’a atteint le seuil de limitation marquée qu’en 2020, la période de rétroactivité court à partir de 2020 — et non de 2018. Déterminer correctement la date de début est l’un des aspects les plus importants d’une demande de DTC bien préparée.

Demander le DTC de son vivant

Si un membre de votre famille est actuellement atteint de démence ou de la maladie d’Alzheimer et n’a pas encore fait de demande de DTC, vous pouvez en faire la demande en son nom en tant que personne de référence. Si la personne atteinte de démence ne dispose pas d’un revenu imposable suffisant pour bénéficier elle-même du crédit — ce qui est courant, car de nombreuses personnes atteintes de démence à un stade avancé ne travaillent plus —, la partie inutilisée du crédit peut être transférée à un conjoint, à un enfant majeur ou à un autre membre de la famille qui lui prodigue des soins.

Demander le crédit pour personnes atteintes de démence (DTC) après le décès

Si votre proche est décédé, la succession peut tout de même demander le crédit d’impôt pour personnes atteintes de démence (DTC). Un formulaire T2201 peut être rempli après le décès par un professionnel de santé ayant traité la personne de son vivant, sur la base du dossier médical. La succession peut alors demander le DTC dans la déclaration de fin de vie et déposer des demandes de rectification T1 portant sur un maximum de 10 années antérieures. Tout remboursement est versé à la succession et réparti conformément au testament.

Pour une demande rétroactive sur 10 ans, le remboursement total versé à la succession pourrait se situer entre 19 000 et 26 000 dollars, voire plus, selon la province et les revenus du défunt. Il s’agit d’estimations à titre indicatif — les montants réels dépendent de la situation fiscale individuelle.

Comment My Benefits Canada peut vous aider

Chez My Benefits Canada, nous sommes spécialisés dans les demandes de crédit d’impôt pour personnes handicapées (DTC) liées à des pathologies telles que la démence et la maladie d’Alzheimer — tant pour les demandeurs vivants que pour les successions. Nous travaillons directement avec le médecin traitant ou le spécialiste afin de nous assurer que le formulaire T2201 utilise une terminologie fonctionnelle conforme aux exigences de l’ARC et reflète avec précision l’évolution de la maladie. Nous gérons également le processus d’ajustement rétroactif, afin que les familles et les exécuteurs testamentaires n’aient pas à se débrouiller seuls face aux exigences administratives de l’ARC.

Nos honoraires s’élèvent à 25 % du remboursement rétroactif uniquement, prélevés après approbation. Si la demande n’est pas approuvée, vous ne payez rien. L’évaluation de l’éligibilité d’un membre de votre famille — vivant ou décédé — est entièrement gratuite.

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